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Le baobab de l’afro-jazz emporté par le Covid19

Le saxophoniste et chanteur franco-camerounais Manu Dibango, figure emblématique de l’afro-jazz, est décédé ce mardi 23 mars 2020 des suites du Covid-19.

Manu Dibango, saxophoniste et chanteur franco-camerounais, auteur du légendaire “Soul Makossa” (1972), devient la première célébrité mondiale à décéder des suites d’une contamination au coronavirus. Il est mort ce mardi 23 mars à 86 ans, dans un hôpital de la région parisienne.

Le 1er février 2020, dans le cadre de sa tournée mondiale pour fêter ses 60 ans de carrière, Manu Dibango donnait un concert à guichet fermé à l’Opéra Berlioz de Montpellier. Son spectacle “Safari Symphonique” réunissait sur scène deux grands orchestres : le “Soul Makossa Gang”, sa formation, et l’Orchestre national Montpellier Occitanie. Sur scène, celui qu’on appelle affectueusement Le Grand, Papa, ou l’éléphant de Douala, est en excellente forme. Compte-rendu du show par le journaliste de la Depêche du Midi:

L’Opéra Berlioz est plein comme un œuf, et à l’entrée on s’arrache les dernières places. C’est la ruée, un succès rare. Les ovations finales, debout, où l’on claque des mains, chante et même danse, sont intenses, et après l’enchaînement des bis, quand Manu vient tout seul, malgré l’extinction des feux, jouer “Que reste-t-il de nos amours”… le public ne veut plus partir et se masse longuement au pied du plateau. Une manif pour Manu : “Il faut qu’il revienne !”.

Le “bal planétaire” à 5 temps de Manu Dibango

Retour en 5 titres sur la foisonnante exploration musicale du chanteur et saxophoniste camerounais, disparu à 86 ans des suites du coronavirus.


Légende : Manu Dibango joue du saxo le 22 septembre 2007 à Craonne, dans l’est de la France,pour une commémoration de la bataille du Chemin des Dames• Crédits : FRANCOIS NASCIMBENI – AFP

La musique qui avait bercé les débuts d’Emmanuel Dibango depuis sa naissance 1933 à Douala, le grand port de commerce du Cameroun alors sous mandat français, c’est d’abord le chant de la chorale du temple voisin que dirige parfois sa mère, par ailleurs couturière. C’est aussi, à la maison, les gramophones des musiques françaises, américaines ou cubaines, importées par les marins en escale, et achetés par son père fonctionnaire.

Du temple au jazz

Ses parents rêvent pour lui d’autre chose : en 1948, il a 15 ans et le certificat d’études en poche lorsqu’il est envoyé poursuivre ses études en France. Trois semaines de bateau jusqu’à Marseille où il débarque avec pour seule richesse “3 kilos de café”, une denrée rare dans la France de l’après-guerre, et qui lui permettent de payer son premier mois de pension dans une famille de la Sarthe. Le lycée l’emmène ensuite à Chartres : premières cigarettes, découverte du jazz, du piano et surtout du saxophone ténor (qui deviendra sa signature sonore) grâce à son compatriote Francis Bebey avec lequel il crée un trio. La musique prend de plus en plus de place : il se produit dans les boîtes de Reims et les bals de campagne… et rate son bac en 1956.

Son père lui coupe les vivres. Il gagne alors Bruxelles où il se produit dans de nombreux clubs privés et cabarets. Il y fréquente les exilés congolais, tandis que le Congo belge est en pleine effervescence. Parmi eux, Grand Kalle, chantre de la rumba congolaise et père de l’hymne des indépendances africaines : Indépendance cha cha. A son contact, le jazz de Manu Dibango s’africanise : l’indépendance congolaise achevée, il se rend à Léopoldville où il ouvre un club, le Tam-Tam et lance la mode du twist en enregistrant le 45 tours Twist à Léo (pour Léopoldville), l’un de ses premiers succès.

Je veux être noir (1966)

Fort de ce succès au Congo, son père lui demande d’ouvrir un club similaire au Cameroun mais la guerre civile qui déchire le pays précipite son retour en France en 1967. Il y prend la tête d’un big band jouant sur des plateaux d’émissions de variétés. Toujours à l’affût de nouvelles sonorités, il plonge dans le rhythm’n and blues, accompagne Dick Rivers à l’orgue Hammond mais surtout Nino Ferrer – la collaboration dont il se dira le plus fier. Pour ce dernier, il pose son saxophone sur Le téléphon et dirige son orchestre. Il continue par ailleurs d’enregistrer des 45 tours, et en 1969, sort Saxy Party, son premier album mêlant certaines de ses compositions au célèbre gospel Oh happy day, au Métèque de Moustaki ou à un autre titre composé par Nino Ferrer pour son premier album, Je veux être noir.

Soul Makossa (1972)

Reconnu sur le continent africain et dans le milieu musical hexagonal, Dibango change de stature en 1972 lorsque sort Soul Makossa qui fera sa gloire et sa fortune : un riff de saxophone et un refrain entêtant (“Mama-se, mama-sa, mama-coo-sa”) célébrant à la sauce soul le Makossa, le creuset musical populaire camerounais. Le morceau est repéré par un DJ new-yorkais, David Mancuso, qui le diffuse lors de ses soirées disco au Loft où se déhanchent joyeusement Noirs et Latinos, gays ou hétéros, faisant de Dibango la coqueluche des musiciens noirs étasuniens.

Soul Makossa n’est pourtant au départ qu’une simple face B destinée à accompagner la sortie d’un hymne pour les supporters des “Lions indomptables”, les footballeurs camerounais, lors de la 8e Coupe d’Afrique des nations. Manu Dibango l’intègre ensuite à l’album O Boso qu’il enregistre à Paris et qui s’écoulera à des millions d’exemplaires. Entre temps, le producteur Quincy Jones, aux manettes de l’album Thriller de Michael Jackson, utilisera sans son autorisation un extrait de Soul Makossa pour Wanna Be Startin’ Somethin’ : un accord financier sera trouvé, longtemps après, entre les deux parties.

Big Blow (1976)

Après le succès de Soul Makossa qui lui ouvre les portes de l’Olympia de Paris en 1973, Manu Dibango est appelé aux Etats-Unis, invité du prestigieux Apollo Theater de Harlem puis du Fania All Stars, orchestre réunissant la crème de la salsa qui fait alors bouillir New York.

Il enchaîne les concerts dans des salles immenses (Madison Square Garden, Yankee Stadium…), tourne en Amérique latine puis pose ses valises à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où il dirige entre 1975 et 1979 l’orchestre de la Radio-télévision nationale. En parallèle, il continue de faire paraître de nouveaux titres, comme en 1976, cet imcomparable Big Blow…

Afrique et symphonique

Manu Dibango se rend ensuite en Jamaïque où il croise Bob Marley entouré de ses mystiques. Il en tirera un album où son saxophone croise la section rythmique reggae de Sly Dunbar. Il collabore également avec Serge Gainsbourg.

Dans les années 1990, à la demande du producteur Yves Bigot, il supervise l’enregistrement de l’album Wakafrika, hommage aux musiques du continent et qui rassemble Youssou N’Dour, Salif Keita, Angélique Kidjo, Peter Gabriel ou Ladysmith Black Mamba.

Manu Dibango qui, depuis toujours multipliait les collaborations et les engagements (contre la famine, pour la liberté d’expression, contre le réchauffement climatique…), avait été nommé artiste de l’Unesco pour la paix en 2004. En 60 ans de carrière, il avait sorti plus de 40 albums dont le dernier, Safari Symphonique, mêlait jazz et musique classique. Il devait se produire à Lyon en mai prochain.

We are all lonely now

How to Be Lonely
By Olivia Laing

In the winter of 1942, shortly after Pearl Harbor was attacked, Edward Hopper began a new painting: a New York City diner at night, seen from outside, its four alienated inhabitants trapped behind a bubble of green glass. Of all Hopper’s paintings, “Nighthawks” encapsulates urban loneliness, the feeling of being unable to connect despite being surrounded by millions of others. Over the decades, it’s become so emblematic of this unhappy state that it’s regularly subject to parody. Sometimes the melancholy incumbents wear party hats; sometimes the diner floats in space. This week, a new version started circulating on social media. All the color had drained away. The people had vanished. The diner was empty.


Edward Hopper’s “Nighthawks,” 1942.Credit…2020 Heirs of Josephine N. Hopper/Licensed by Artists Rights Society (ARS), NY, via Art Resource, NY

We’re all lonely now. We’re all cut off from each other, trapped inside the walls of our own domestic space, the 21st-century version of the medieval anchorite. The seething city is on lockdown, or soon to be. Social distancing is vital, but that doesn’t make it easy. One of the inevitable costs will be an increase in our loneliness.

Loneliness isn’t the same thing as solitude, nor is it solitude’s inevitable consequence. As Hopper’s painting demonstrates, it can arise just as easily in situations of proximity. You can be lonely in a crowd, lonely in a marriage — or, on the other hand, content and at ease in a mountain cabin. We all vary in our need for intimacy, closeness, connection. Loneliness only occurs when that specific, individual requirement goes unmet.

Loneliness is a taboo state in our social world, and part of its extraordinary pain has to do with shame. There’s an abiding feeling that it’s a punishment for social failure, an inability to be sufficiently popular or liked. This isn’t true under ordinary circumstances, and it’s certainly not true under quarantine. But there are other ways in which loneliness causes pain, too. It has real, tangible effects on our brains and bodies, and it’s important to understand how that process works in order to be able to protect ourselves.

As the social neurologist John Cacioppo and his team at the University of Chicago discovered, the feeling of loneliness — the subjective experience itself, not the bare fact of being alone — brings about hypervigilance to social threat. This state, which is entered into unknowingly, makes the lonely person far more alert to signs of rejection or exclusion than those of warmth or friendliness. It’s a vicious circle, in that each misreading of social nuance becomes evidence for further withdrawal, causing loneliness to become steadily more entrenched.

Because hypervigilance is entered into invisibly, it has to be consciously recognized and corrected. In the current circumstances, most social encounters are likely to happen on the internet or by phone. Perhaps a tweet isn’t liked, or a message is read but not replied to, the blue tick inflaming the sense of going unregarded. Rather than jumping to alarmed conclusions about being left out or disliked, it’s vital to remember that a bias is occurring, and to keep maintaining and participating in social contact.

Part of the reason the current crisis is so frightening is that it sets off a fear not just of being in quarantine but also of being abandoned altogether, the nightmare of the social animal. This is what lies behind all those empty cities in science fiction films: the terror of being the last one left, patrolling deserted grocery aisles, like a desolate, despairing Will Smith in “I Am Legend,” the resources running out, no one left to love. This feeling is profoundly isolating to experience and yet it’s also a point of connection with billions of strangers. One of the hardest things to grasp about loneliness is that it’s a shared state, inhabited by a multitude at any time. Whatever anxiety you’re experiencing right now, you’re not alone. Everyone is frightened of being left behind.

The need for connection is so central to our being that to experience its lack plunges the body into a state of minor emergency, driving up cortisol and adrenaline and contributing to a feeling of what for most people will already be peak anxiety. There are antidotes, from simple breathing exercises to deliberately noticing small pleasures in the physical environment: a budding leaf, a cloud, the taste of toast. The natural world continues, and paying attention to it is a way of grounding terror — remembering that whatever else may happen, spring is on the way.

But loneliness isn’t just a negative state, to be vanquished or suppressed. There’s a magical aspect to it too, an intensifying of perception that led Virginia Woolf to write in her diary of 1929: “If I could catch the feeling, I would: the feeling of the singing of the real world, as one is driven by loneliness and silence from the habitable world.” Woolf was no stranger to quarantine. Confined to a sickbed for long periods, she saw something thrilling in loneliness, a state of lack and longing that can be intensely creative.

Most of us are perennially short of time, and now we’re left hanging in it. This is an opportunity for a different kind of connection. During a long spell of loneliness, I found that art was among the richest consolations, and that voyaging into other people’s worlds by way of novels, paintings and films had a magical capacity for making me feel connected, seen, met.

My quarantine stash includes the beautiful, eerie film “Safe” by Todd Haynes, about a woman assailed by a mysterious illness. I’m going to read more Dickens. I can’t go and see the David Hockney show at the National Portrait Gallery in London in person, but I can pore over his drawings in books, loving the tenderness with which he regards his family and friends.

Love is not just conveyed by touch. It moves between strangers; it travels through objects and words in books. There are so many things available to sustain us now, and though it sounds counterintuitive to say it, loneliness is one of them. The weird gift of loneliness is that it grounds us in our common humanity. Other people have been afraid, waited, listened for news. Other people have survived. The whole world is in the same boat. However frightened we may feel, we have never been less alone.

সমাপ্তি অধিনায়ক মাশরাফির

মন খারাপ। দুর্বলতা ছিল ক্রিকেটার মাশরাফির প্রতি তবে তার চেয়ে বেশি দুর্বলতা ছিল অধিনায়ক মাশরাফির প্রতি। আর ক্রিকেটে আমার সব দুর্বলতার বড় দুর্বলতা পেসারদের প্রতি, তাই মাশরাফির প্রতি দুর্বলতার শুরু নড়াইল এক্সপ্রেস থেকে। তবে এমন সহজাত অধিনায়কত্বে এত মজেছিলাম, এখনো মেনে নিতে পারছি না, বাংলাদেশ দল একদিনের আন্তর্জাতিক খেলবে আর মাশরাফি অধিনায়ক থাকবে না। মন খুবই খারাপ। এতই খারাপ, জানি না, বাংলাদেশের পরবর্তী একদিনের আন্তর্জাতিক ম্যাচগুলো স্বাভাবিকভাবে দেখতে পারব কিনা। অবিসংবাদিত অধিনায়ক, আমাদের মাশরাফি, আমাদের অধিনায়ক।

Et le whisky est devenu français

Premiers consommateurs de single malt au monde, les Français possèdent également d’excellents producteurs. Une goutte d’eau prometteuse dans l’océan des spiritueux maltés.

Par Rachelle Lemoine

« Aujourd’hui, les clients viennent pour acheter un whisky français qu’ils ont déjà dégusté et apprécié. Ils ne sont plus dans la pure découverte, se réjouit Matthieu Acar, responsable de la boutique & Fine Spirits, l’autre adresse parisienne de La Maison du Whisky, 6, carrefour de l’Odéon. Résultat : les quinze références proposées il y a encore trois ans ont laissé place à une bonne cinquantaine de malts tricolores sur les étagères qui enregistrent une belle croissance, « + 30 % du chiffre d’affaires en 2018 », ajoute-t-il.

Avec près de 150 millions de bouteilles englouties chaque année, la France s’est taillé la réputation du plus gros buveur mondial de whisky et d’une clientèle de fins connaisseurs, particulièrement friande de single malts écossais et de whisky japonais.

Pour autant, les volumes produits en France n’atteignent pas 2 millions de bouteilles par an. « Comparée aux trois siècles d’existence du whisky écossais et son 1,2 milliard de bouteilles produites chaque année, l’histoire tricolore, amorcée il y a trente ans par la distillerie bretonne Warenghem, et vraiment significative depuis les cinq dernières années avec l’explosion du nombre de distilleries, n’en est encore qu’à ses balbutiements », tempère Christine Lambert, journaliste et auteure (1). Si les quantités demeurent encore anecdotiques, la dimension qualitative de la production française ne peut être niée. »

Et pour cause ! Depuis 2017, l’Hexagone s’est doté d’un décret exigeant que la mention « single malt » soit réservée uniquement aux eaux-de-vie issues d’orge maltée ayant vieilli au moins trois ans. « Seule l’Ecosse appliquait cette règle jusqu’alors », rappelle Christine Lambert. Un an plus tôt, la Fédération du whisky de France était créée et définissait les contours de ce qu’était le breuvage bleu-blanc-rouge : le brassage, la fermentation, la distillation et le vieillissement doivent être effectués sur notre territoire.

« La filière française possède l’ensemble des savoir-faire nécessaires à l’élaboration de whiskies d’excellence, souligne Philippe Jugé, le directeur général de cette fédération. S’il existe une French touch, elle se trouve dans notre approche du terroir et dans le respect de l’environnement. 30 % de nos adhérents sont déjà en bio », conclut-il.

Le pionnier

Distillateur d’eaux-de-vie de fruits depuis 150 ans, la famille Grallet-Dupic est propriétaire de 300 hectares d’orge en Lorraine qu’elle transforme en whisky depuis 2002. Non tourbé, ce single malt a vieilli dans des fûts neufs, de bourbon et de cognac. Du gras et de subtils arômes aux accents floraux.

Rozelieures Subtil Collection, 47 €. whiskyrozelieures.com

Le radical

Certainement l’un des projets les plus fous à avoir vu le jour en 2008 sous la houlette de Frédéric Revol. Au cœur du Trièves, une ferme distillerie en bio qui aborde le whisky comme un vin de Bourgogne avec ses climats. Ce single malt, produit chaque année, est une bonne entrée en matière à l’excellence du domaine.

Domaine des Hautes Glaces, Moissons Malt, 86 €

L’Alsacien

Embouteillage exclusif de la boutique & Fine & Spirits de La Maison du Whisky, rive gauche à Paris, ce single malt provient de la distillerie alsacienne Hepp. Vieilli dans un fût de Banyuls, il offre un registre aromatique gourmand (pâtissier, fruité) et épicé.

Whisky français, « 6, carrefour de l’Odéon », 55 €

Notre sélection des meilleurs whiskies single malt

Aujourd’hui, les Français sont les premiers consommateurs au monde de whiskies single malt. Nous avons choisi les meilleurs #ondécrète

Venus d’Ecosse

# Johnnie Walker, Green Label, blend, 15 ans

Whisky d’assemblage de différents single malts âgés d’au moins 15 ans, ce Green Label contient, entre autres, certains whiskys du Speyside – principale région de l’industrie écossaise du malt– comme Linkwood et Cragganmore, réputés pour leur fruité et leur douceur, et d’autres venant des îles écossaises comme Talisker et Caol Ila, puissants et tourbés. Au final, on obtient une aromatique fraîche au nez, moussue et fruitée. Au palais, la matière est suave et riche pour une finale épicée.

47 € chez les cavistes

#Cardhu, Speyside single malt, 18 ans

Elevé en fût de sherry, ce 18-ans se révèle généreux et gourmand. Avec son bouquet de fruits mûrs, il invite à la dégustation. La bouche est riche et soyeuse, exprimant un fruité intense et des saveurs de chocolat. Sa longue finale, douce et complexe, se poursuit intensément sur des notes de cacao.

70 € sur whisky.fr

#Ballechin, 20 rue d’Anjou 2011,Highland single malt

Pour fêter ses 50 ans, La Maison du Whisky inaugure une nouvelle gamme : 20 rue d’Anjou, des embouteillages de “single cask” uniquement en vente en boutique. Elevé en fûts de bourbon, ce 7-ans surprend par sa maturité. Ample au nez, il se fait fruité, tourbé puis médicinal. La bouche est concentrée et d’une belle complexité.

74 € à La Maison du Whisky

#Ballechin, Vintage 2008, Highland single malt

Toujours intéressant de comparer les embouteillages officiels par rapport à ceux du négoce. A la différence du précédent, ce “single cask” est issu d’un fût de sherry. Au premier abord, moins subtil que le précédent, il se présente d’un bloc et va à l’essentiel. Ses arômes onctueux et gourmands mettent en valeur son essence tourbée qui se révèle d’une grande pureté.

118 € sur whisky.fr

#Glenmorangie, Grand Vintage Malt 1989

Deuxième expression de la série exclusive “Bond House n°1”, cette édition limitée est un assemblage unique de vingt-sept années de maturation dans d’anciens fûts sélectionnés, dont un de côte-rôtie. A la fois intense et d’une grande finesse, elle révèle une grande complexité aromatique au nez et offre une texture sirupeuse en bouche aux accents poivrés.

595 € sur moethennessy-selection.fr

Venus d’ailleurs

#Nikka Days, blend japonais

Nouvel opus de la célèbre marque nippone, Nikka Days se dévoile tout en légèreté. Assemblage de whiskys de grain et de malt légèrement tourbé, c’est une ode à la fraîcheur avec son joli bouquet floral. Une onctuosité, un fruité et beaucoup de douceur au palais en font un élixir parfait pour une dégustation pure ou en “highball”.

39,90 € sur whisky.fr

Hiram Walker & Sons, Lot 40, rye whisky, Canada

Un petit tour au Canada pour ce pur rye 100% seigle cultivé localement dans l’Ontario. Un hommage aux premiers distillateurs nord-américains dont le seigle était la céréale de prédilection. Distillé une première fois dans un alambic à colonne, il est à nouveau distillé lentement en “potstill” (à repasse) en petits lots. Elevé en fût de chêne américain neuf pour en canaliser la fougue, il révèle des notes de seigle au nez. En bouche, il se fait intense, riche et épicé, adouci par des saveurs fruitées et vanillées. Longue finale épicée.

40 € chez les cavistes

হাতে না লেখা কবিতা হাতে লেখা

খেয়াল হল তাই লিখে দেখলাম। এই তিনটি কবিতা হাতে লেখা নয়। আজ হাতে লিখে দেখলাম। কেমন অপরিচিত লাগছে কবিতাগুলো। এতটা অপরিচিত লাগবে ভাবিনি। যদিও খসখস করে কবিতা লেখার মতো লাগছে না কবিতাগুলো তারপরও হাতে না লেখা কবিতা হাতে লেখার পর অন্য স্বাদের লাগছে আমার নিজেরই কাছে। জানি না ব্লগ পাঠকদের মনোভাবও একই হবে কিনা।

কবির মতো অন্ধ হয়ে আছি

কবিকে যা সুন্দর করে

কি নর

তবে হাতের লেখা এত খারাপ হয়ে গেছে এটা মানতে আমার খুব কষ্ট হচ্ছে। ভাবছি এখন থেকে আবার হাতে লেখা শুরু করতে হবে। অন্তত অভ্যাসটা যেন একেবারেই চলে না যায় সেব্যাপারে পূর্ণসচেতনতা নিজের কাছে আমার বড় দাবি এখন।

একজন অব্যাহত বইসংগ্রাহক

লেখক পাঠক সমালোচক পরিচয় আমার অন্য একটি পরিচয়কে ব্যাহত করেছে আমি যে একজন অব্যাহত বইসংগ্রাহক এই পরিচয় কখনো গুরুত্বই পেল না। প্রথমত আমাদের এখানে বইসংগ্রাহককে কোনো সংগ্রাহকই ভাবা হয় না যেরকম শিল্পসংগ্রাহক মুদ্রাসংগ্রাহক পত্রিকাসংগ্রাহককে সংগ্রাহক ভাবা হয় আর দ্বিতীয়ত সেই মহাবিরক্তিকর কথা যা প্রায়শই লোকের মুখে এখানে শুনতে হয় যখন তারা কারো বইসংগ্রহের সামনে দাঁড়ান আপনি কি এই সব বই পড়ে ফেলেছেন। অথচ আমি লেখক পাঠক সমালোচক হওয়ার অনেক আগ থেকেই বইসংগ্রাহক।

আমার বইসংগ্রহের কাজ প্রথম শুরু হয়েছিল বই উপহার পাওয়ার মধ্য দিয়ে যতটুকু মনে পড়ে আমার এগারোবারো বছর বয়স থেকে আমি নিয়মিত বই উপহার পেতে শুরু করি এবং তখন আমি বই না পড়লেও সেসব সংগ্রহ করে রাখতাম। পরবর্তীতে আমার বইসংগ্রহের কাজ চলতে থাকে বই চুরির মাধ্যমে যা ছিল খুবই স্বল্পস্থায়ী আমার পনেরোষোলো বছর বয়স থেকে শুরু করে একুশবাইশ বছর বয়স পর্যন্ত এটাই বইসংগ্রহের প্রকৃষ্ট উপায় ছিল আমার। বই কিনে বইসংগ্রহ করতে শুরু করেছি আমি অনেক পরে যখন কলেজে যেতে শুরু করেছি তখন পকেটখরচ বাঁচিয়ে আমার প্রথম বই কিনে বইসংগ্রহ করা শুরু।

আমার বইসংগ্রহের চার যুগ হতে চলেছে এর মধ্যে প্রথম অর্ধযুগের কোনো সংগ্রহ আর আমার কাছে নেই। পরবর্তীতেও অনেক সংগ্রহ হারিয়ে গেছে যার মূল কারণ আমার বাসাবদল। অবশ্য বইসংগ্রাহক হিসেবে আমি কোনো কোনো সংগ্রহ ছেড়েও দিয়েছি বা বিক্রি করে দিয়েছি। তবে একজন বইসংগ্রাহক হিসেবে আজো আমার কাছে প্রচণ্ড উদ্বেগের বিষয় বাসাবদল এবং আমি জানি এই উদ্বেগ কখনো আমার পাশ ছাড়বে না।


ছবি © ছবির ক্যামেরায় গরিব

বইসংগ্রহের চার যুগে সবচেয়ে লক্ষ্য করবার বিষয় হল চারপাশে বইয়ের দোকানের অব্যাহত পরিবর্তন। আমার বইসংগ্রহের সামনের দিনগুলোতেও আমি জানি আমাদের দেশে বইয়ের দোকানের এই পরিবর্তন চলতেই থাকবে। তবে একজন বইসংগ্রাহক হিসেবে আমি যেধরনের বইয়ের দোকান চাই সেরকম বইয়ের দোকান আমি আজো খুঁজে পাইনি আমাদের দেশে। একজন বইসংগ্রাহক হিসেবে আমার প্রথম পছন্দ এমন একটি বইয়ের দোকান যেদোকান তার প্রতিটি বই শুধু বিক্রির জন্য নয় বইয়ের অর্ন্তনিহিত মানের উপর নির্ভর করে দোকানে তোলে এবং এমন একটি পুরোনো বইয়ের দোকান যেদোকান শুধু ব্যবহৃত বই হিসেবে পুরোনো বই কেনে না সেসাথে দুষ্পাপ্য বই হিসেবেও ভাল দাম দিয়ে কোনো কোনো পুরোনো বই কেনে।

আমি যদি লেখক পাঠক সমালোচক না হয়েও শুধু বইসংগ্রাহক হতাম আমি খুশি হতাম যদি মানুষ আমাকে শুধু বইসংগ্রাহক হিসেবে চিনত। আমি চাই আমাদের দেশে যারা শুধু বইসংগ্রাহক তাদেরকেও মানুষ শুধুমাত্র বইসংগ্রাহক হিসেবে চিনুক। বইসংগ্রাহকের পরিচয় হোক শুধু বইসংগ্রাহক। বইসংগ্রাহকও অন্যান্য সংগ্রাহকের মতো সংগ্রাহক হিসেবে মর্যাদা পাক। একজন অব্যাহত বইসংগ্রাহক হিসেবে এই আমার চূড়ান্ত চাওয়া সব ধরনের বইসংগ্রাহক তার প্রাপ্য সম্মান পেয়ে পরিচিত হোক কোনো শাখাপ্রশাখার পরিচয়ে তার বইসংগ্রাহক পরিচয় যেন ঢাকা পড়ে না যায়।

দশকপ্রবেশ

ব্লগ মাধ্যমে আমার যুগপূর্তি হয়নি, এ বছর হবে, প্রথম ব্লগপোস্ট খাদ্য সংকট দিয়ে যাত্রা শুরু হয়েছিল, দশকপ্রবেশ নিয়ে ভাবতে শুরু করে প্রথমেই মনে পড়ল একথা, আর তারপর ভাবছিলাম, এদশকটিও ব্লগ মাধ্যমে আমি থাকতে পারব তো নাকি আরো অনেকের মতো এপথ থেকে ছিটকে পড়ব, জানি না, যদিও দশকপ্রবেশের কথা বলতে গিয়ে আমার অন্যতম আরাধ্য হচ্ছে এই মাধ্যমে টিকে থাকা।

দশের দশকের শুরুতেই বাংলাদেশের ১৯৭১ সালের মুক্তিযুদ্ধে সংঘটিত যুদ্ধাপরাধের বিচারের দায়বদ্ধতার মধ্যে প্রবেশ ঘটেছিল আমার, এই দশক জুড়ে এটা হয়ে গেল আমার অন্যতম পরিচয়, আর আর্ন্তজাতিক অপরাধের বিচারের এই অবস্থানে লগ্ন থাকা এই দশকপ্রবেশের আমার আরেক আরাধ্য।

এই বিশের দশকপ্রবেশে নতুন যুক্ত হবে জলবায়ু জরুরিঅবস্থার কর্মকাণ্ডে সংহতি প্রকাশ ও নিজেকে এই দায়বদ্ধতায় আরো সংহত করার লক্ষ্যে প্রতিনিয়ত এগিয়ে যাওয়া। আন্তর্জাতিক জলবায়ু দায়বদ্ধতার এই মানবিক বিলগ্নি হবে আমার এই দশকপ্রবেশের সবচেয়ে গুরুত্বপূর্ণ আরাধ্য।

আর শিল্পসমৃদ্ধি, এতে কোনো সন্দেহ নেই, আমি এই বিশ্বকর্মের সাথে নিজের যুক্ততা প্রতি দশকপ্রবেশের অপরিহার্য আরাধ্য বিবেচনা করি।