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ভজঘট কাতরিন+৯৯

January 12, 2018

ফরাসি দৈনিক Le Monde এ ০৯ জানুয়ারিতে [অনলাইনে, ছাপা কাগজে ১০ জানুয়ারি] প্রকাশিত Catherine Deneuve + ৯৯ জনের #MeToo/#BalanceTonPorc বিরোধী বিবৃতি আমি Le Monde এর গ্রাহক না হওয়াতে পুরো পড়তে পারিনি, তবে শুধু শিরোনাম

« Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle »

পড়েই যা বুঝলাম তার মানে দাঁড়াল

।। আমরা উত্ত্যক্ত* করার স্বাধীনতার পক্ষে যা যৌন স্বাধীনতার জন্য অপরিহার্য।।

* পুরুষ নারীকে উত্ত্যক্ত করার প্রথাগত স্বাধীনতার কথাই এই ১০০ জন বলছেন প্রধানত, যদিও নারী পুরুষকে নারী নারীকে পুরুষ পুরুষকে তৃতীয়লিঙ্গ পুরুষকে পুরুষ তৃতীয়লিঙ্গকে তৃতীয়লিঙ্গ নারীকে নারী তৃতীয়লিঙ্গকে তৃতীয়লিঙ্গ তৃতীয়লিঙ্গকে উত্ত্যক্ত করার স্বাধীনতার কথাও একই নিঃশ্বাসে বলা যেতে পারলেই বলাটা সম্পূর্ণ হয়।

এরা উত্ত্যক্ত করাকে যৌন প্রস্তাবের পর্যায়ে দেখছেন এবং মনে করছেন এছাড়া যৌনতার উন্মেষ ঘেরাটোপে বদ্ধ মৌলবাদী নৈতিকতায় পর্যবসিত হবে।

উত্ত্যক্ত করার জন্মগত অধিকার পুরুষ কোথায় নিয়ে ঠেকিয়েছে তার কঠিন বাস্তবতা থেকেই #MeToo/#BalanceTonPorc প্রচারণা চলছে আমি মনে করি এই ১০০ জন এই প্রচারণার বিরোধিতা করতে গিয়ে নিজেরাই নেতিবাচক ভাবে অনেক দূরে সরে গেছেন, জানি না পুরো লেখায় এবিষয়টি এসেছে কিনা অনেক নারী পুরুষের এই উত্ত্যক্ত করার জন্মগত অধিকারকে উসকে দিয়ে অনেক কিছু অনৈতিকভাবে অর্জন করছে এবং তাদের সেই অর্জনকে যোগ্যতা ভাবছে যা সামগ্রিক নারীবাদকে বিপদের মুখে যেমন ফেলছে তেমনি পুরুষের ইচ্ছার অধীন থেকে পুরুষকে পুরুষবাদিতার চর্চার অভিমুখ উচ্চকিত রাখতে সহায়ক ভূমিকা রাখছে।

4 Comments
  1. La tribune signée par Deneuve est « l’expression d’un antiféminisme »

    Christine Bard, spécialiste de l’histoire du féminisme, explique en quoi la tribune parue dans « Le Monde », signée par cent femmes, relève d’un contre-mouvement classique.

    La tribune d’un collectif de cent femmes, dont Catherine Deneuve, publiée le 9 janvier dans Le Monde, défendant la « liberté d’importuner » a suscité de vives réactions. Des féministes, emmenées par la militante Caroline De Haas, y ont répondu par une autre tribune, publiée sur Franceinfo, les accusant de « refermer la chape de plomb » soulevée par le scandale Weinstein et de « mépriser » les victimes de violences sexuelles.

    Christine Bard, historienne, spécialiste de l’histoire du féminisme et de l’antiféminisme, a coordonné le Dictionnaire des féministes, France XVIIIe-XXIe siècles (PUF, 2017). Elle explique en quoi la tribune signée par l’actrice relève de l’antiféminisme, et observe que le mouvement #Metoo a transcendé les clivages qui traversent le féminisme.

    Comment analysez-vous le propos de la tribune de ces cent femmes ?

    Christine Bard : Il était prévisible que la grande prise de parole à laquelle on assiste depuis plusieurs mois pour dénoncer les violences sexuelles donne lieu à ce type de réaction. Cette tribune développe une rhétorique antiféministe. Elle reprend des arguments classiques, déjà présents au XIXe siècle : l’accusation de censure, d’atteinte à la liberté sexuelle, de haine des hommes et de la sexualité, de victimisation des femmes, sans oublier l’accusation de totalitarisme.

    La logique du propos est en apparence moins réactionnaire que celle des courants antiféministes classiques, car ce qui est mis en avant, c’est la liberté. Mais cette notion est manipulée pour défendre « la liberté d’importuner » — c’est-à-dire la liberté sexuelle des hommes —, et pour minimiser, voire légitimer, les comportements machistes et violents.

    Les signataires, qui ont des profils variés, ne s’affichent pas comme antiféministes. Mais qu’elles le veuillent ou non, elles s’inscrivent dans ce courant, qui se nomme et s’avoue d’ailleurs rarement comme tel.

    La conception naturaliste de la sexualité qui se dégage du texte est également frappante, car elle est réduite à une pulsion, sauvage par essence. Les féministes considèrent au contraire que c’est la culture qui façonne nos comportements sexuels, et qu’il est donc possible d’agir sur les mentalités.

    Comment s’explique cet antiféminisme ?

    La domination masculine, qui existe depuis des siècles, est de plus en plus attaquée depuis le XIXe siècle, au nom de l’égalité des sexes. Le féminisme est un processus révolutionnaire en marche, mais fragile, qui change et changera nos sociétés de fond en comble. Il modifie par exemple la représentation que nous avons de la sexualité, nos fantasmes et nos comportements. Un changement aussi important ne peut pas faire l’unanimité. C’est une évolution nécessairement heurtée, qui provoque des réactions passionnelles.

    Quand on voit la virulence des oppositions au droit des femmes à faire de la bicyclette à la fin du XIXe siècle ou à leur droit de vote, aujourd’hui cela nous fait sourire. Dans cinquante ans, on trouvera sans doute hallucinant notre débat sur cette tribune, et le fait qu’on ait pu nier à ce point la violence faite aux femmes au quotidien.

    Le fait que la tribune soit signée par des femmes vous surprend-il ?

    Non, car il y a toujours eu des femmes antiféministes qui ont craint ces changements et estimé dangereuses les revendications féministes. Les résistances ne sont pas seulement dans la tête des hommes, mais aussi dans celle des femmes. C’est un travail considérable que d’essayer de comprendre nos habitus sexistes…

    Le féminisme fait peur, car il bouscule les manières de penser, de vivre, de s’exprimer, et interroge les schémas « genrés » qui fabriquent nos identités. Aujourd’hui, on trouve les suffragettes britanniques admirables. Mais à l’époque, la majorité des femmes était hostile à leurs manifestations. De même, en France, à la fin du XIXe siècle, la plupart des féministes étaient encore opposées au droit de vote pour les femmes !

    De son côté, la tribune des cent femmes s’en prend à un féminisme fantasmé comme une marâtre qui empêche de jouir et va gâcher le jeu avec les hommes. Or les féministes ne sont évidemment pas contre la liberté sexuelle. D’ailleurs, sans elles, de quelle liberté sexuelle parlerait-on aujourd’hui ? C’est à elles que nous devons la contraception, la liberté d’avorter, l’éducation sexuelle, la critique de la norme hétérosexuelle, et cette révolution sexuelle d’inspiration féministe est d’ailleurs loin d’être achevée.

    Vous distinguez trois vagues historiques dans le féminisme, correspondant à trois cycles de mobilisation. Avec le mouvement #Metoo, assiste-t-on à la quatrième ?

    Non, nous sommes toujours dans la troisième vague, qui a commencé à la fin du XXe siècle et a mis au premier plan les violences faites aux femmes. Elle se caractérise aussi par une diversification des luttes, à l’image de la pluralité de nos identités, et par l’usage d’Internet, qui a modifié les façons de se mobiliser et a joué un rôle crucial pour #Metoo.

    La première vague, des années 1860 à 1960, s’intéressait en priorité à l’accès des femmes dans l’espace public, tandis que la deuxième, des années 1968 à la fin du XXe siècle, a mis la sexualité et le droit à disposer de son corps au cœur de son combat. C’est aussi à ce moment-là que la parole sur le viol a commencé à se libérer.

    Le féminisme n’est pas un bloc monolithique, mais regroupe des sensibilités différentes. Avez-vous observé des dissensions face au mouvement #Metoo ?

    Non, justement, je ne vois pas de divergences. Les féministes ont des désaccords très profonds sur certains sujets, comme la prostitution, le voile ou encore la pornographie. Mais en ce moment, la cause des violences faites aux femmes transcende les clivages, car elle concerne tout le monde.

    Quand le droit de vote a fini par être admis par toutes les féministes, il est devenu le symbole de leur unité. Dans le cas présent, défendre une culture non sexiste dans laquelle les femmes peuvent vivre en sécurité, sans être exposées à la peur des violences, est aussi un objectif fédérateur.

    Que la tribune des cent femmes puisse être lue comme l’expression d’un courant féministe signifie qu’on a une représentation du féminisme comme étant l’expression collective de femmes. Mais c’est un amalgame : ce n’est pas parce qu’on s’exprime en tant que femme qu’on a un discours féministe.

    Que change le mouvement #Metoo pour le féminisme ?

    Les centaines de milliers de femmes qui ont pris la parole ne sont pas toutes, loin de là, des féministes, mais leur parole a une portée féministe et légitime les luttes que mènent les militantes depuis plus de quarante ans.

    Ce qui se passe aujourd’hui est la rencontre entre le féminisme, mouvement minoritaire, et cette parole innombrable. On ne mettra pas fin au sujet avec une ou deux lois de plus. Un profond changement culturel passera notamment par l’éducation. Nous ne sommes qu’au tout début de la lutte contre le sexisme et la « culture du viol ».

    Cela pourrait aussi retomber : la domination masculine n’a pas été abolie parce que #Metoo a vu le jour. A chaque avancée, elle se recompose ; c’est ce que les recherches sur l’histoire des femmes et du genre ont mis en évidence. Un nouveau monde ne se construit pas en un jour, et ne peut éviter le conflit. Mais c’est le début d’un mouvement, non violent, mais porté par une exaspération et une intensité extraordinaires.

    link: http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/11/la-tribune-signee-par-deneuve-est-l-expression-d-un-antifeminisme_5240249_3224.html

  2. https://platform.twitter.com/widgets.js

  3. Harcèlement : Catherine Deneuve s’excuse auprès des « victimes qui ont pu se sentir agressées »

    Après le tollé provoqué par la tribune qu’elle a cosignée, l’actrice maintient que « rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l’aurais pas signé. »

    Après un tollé d’une semaine, Catherine Deneuve reprend la parole. L’actrice, qui faisait partie des signataires d’une tribune collective publiée dans Le Monde sur la « liberté d’importuner » des hommes au nom de la « liberté sexuelle », justifie dans les pages de Libération sa prise de position polémique. Dans ce texte publié dimanche 14 janvier, Catherine Deneuve « présente [ses] excuses » aux « victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées » par le texte.

    C’est parce qu’elle a senti la « nécessité de précisions » que la célèbre actrice a choisi de réexpliquer sa position, qui a fait l’effet d’une bombe dans le débat public. A contre-courant de l’élan né de l’affaire Weinstein, le texte affirmait ainsi que « la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste » et déplorait un risque de « puritanisme ». De nombreuses femmes ont vu dans cette tribune une « banalisation des violences sexuelles », et un « mépris aux femmes ».

    « On m’a parfois reproché de ne pas être féministe », répond Catherine Deneuve, qui rappelle être « une des 343 salopes avec Marguerite Duras et Françoise Sagan qui a signé le manifeste “Je me suis fait avorter” écrit par Simone de Beauvoir. » Mais elle maintient que « rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l’aurais pas signé. »

    « Invitation à la délation »

    Dans sa lettre, l’actrice rappelle ainsi les deux raisons principales qui ont motivé sa signature de la tribune. « Je n’aime pas cette caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger, d’arbitrer, de condamner », explique Catherine Deneuve, qui déplore notamment une « invitation à la délation » dans le hashtag #balancetonporc.

    « Qui peut m’assurer qu’il n’y aura pas de manipulation ou de coup bas ? Qu’il n’y aura pas de suicides d’innocents ? »

    C’est également au nom du « danger des nettoyages dans les arts » que l’actrice a cosigné la tribune, une raison qui est « à [ses] yeux essentielle ». « Ce climat de censure me laisse sans voix et inquiète pour l’avenir de nos sociétés », écrit encore l’actrice.

    « Pire qu’un crachat au visage »

    Mais c’est aussi à une forme de mea culpa que se livre Catherine Deneuve. Elle n’hésite pas, surtout, à régler ses comptes avec ses cosignataires :

    « Il me paraît absolument nécessaire aujourd’hui de souligner mon désaccord avec la manière dont certaines pétitionnaires s’octroient individuellement le droit de se répandre dans les médias, dénaturant l’esprit même de ce texte ».

    L’actrice dénonce ainsi, sans la citer nommément, les déclarations de Brigitte Lahaie, qui avait exprimé sur BFM-TV qu’« on peut jouir pendant un viol ». Un propos « pire qu’un crachat au visage de toutes celles qui ont subi ce crime », juge Catherine Deneuve, qui critique une « incontinence verbale » qualifiée d’« indigne ».

    « A elles et à elles seules »

    Catherine Deneuve reconnaît elle-même avoir signé un texte qu’elle qualifie de « vigoureux, à défaut de le trouver parfait ». A ce titre, elle déplore avoir reçu le soutien des « conservateurs, racistes et traditionalistes de tout poil », et rappelle qu’elle est « une femme libre ». « Ce qui crée des situations traumatisantes et intenables, c’est toujours le pouvoir, la position hiérarchique, ou une forme d’emprise », reprend Catherine Deneuve. Avant de conclure par ces excuses :

    « Je salue fraternellement toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans Le Monde, c’est à elles et à elles seules que je présente mes excuses. »

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/14/catherine-deneuve-presente-ses-excuses-aux-victimes-d-actes-odieux-qui-ont-pu-se-sentir-agressees-par-la-tribune_5241610_3224.html

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